Mes honteux propos sur la ciguatera.

Merci à vous, Sea Shepherd Réunion (page facebook de son état) ainsi qu’à votre antenne gestionnaire Sea Shepherd France, pour m’avoir incitée à écrire ce mea-culpa sur mes « honteux » propos quant à l’étude ciguatera. Je ne sais pas ce qu’il me prit, après 20 ans passés à me passionner pour les requins, et après toutes ces années de vie dépensées en amour pour l’océan, de vouloir d’un coup les massacrer, ou du moins de m’en faire la caution. Heureusement vous êtes intervenus et avez sauvé mon âme égarée.

Trêve de plaisanteries, voici simplement quelques éléments complémentaires. J’ai beau me positionner en faveur d’un dialogue productif sur place à La Réunion, je ne peux pas pour autant laisser dire tout et n’importe quoi à l’encontre de mon travail (aussi bénévole soit-il). Je n’ai pas plus envie que vous de voir des requins péchés pour rien (personne n’a envie de ça, d’ailleurs, vous prenez les gens pour des crétins ou pour des sauvages ?). Mais je fais tout de même l’effort de relayer les infos au plus proche de la réalité, quand bien même elles n’iraient pas dans le sens de mes aspirations profondes. Et bien évidemment, en dépit de ma curiosité de comprendre, on sait tous qu’il est difficile pour quiconque d’acquérir 100% des informations, une vision à 360° et en 5D, d’une problématique, même en échangeant avec le plus d’acteurs possibles (alors imaginez en étant à Paris ou derrière son ordi…).

Précisons : bien sur, j’aurais pu apporter ces clés de compréhension liées à la ciguatera sans me baser sur les fausses déclarations de Sea Shepherd, mais ce sont des informations importantes liées à cette problématique requin. Et puis c’est un blog que je consacre à l’idée de médiation. Or la médiation possède ses ennemis, dont la désinformation est sans aucun doute le pire. Alors au nom de la désinfo que vous faites circuler sur Shark Angels France, sur la problématique requins, et des dégâts que cela a causé sur la conciliation entre les usagers et l’écologie ici, ça me fait franchement plaisir : autant être honnêtes dès le départ (la transparence : un autre principe de médiation). Ce n’est pas parce que vous menez des actions valables d’un coté, que vous pouvez faire n’importe quoi en toute impunité de l’autre.

Tout d’abord, voici le post qui suscita votre prompte réaction un mois plus tard : « Lors du dernier CO4R, nous avons demandé s’il était prévu de comparer les résultats de l’étude ciguatera (qui concerne aussi les contenus stomacaux, métaux lourds et autres pcb) avec d’autres zones de l’Océan Indien, soit en collaborant avec d’autres stations de recherche, soit en en ouvrant d’autres dans le cadre d’une coopération régionale. L’idée a eu l’air de plaire et sera réfléchie.
En effet, des milliers de personnes sont potentiellement concernées par cette problématique dans la région Océan Indien.
Comme on le constate ici, faute de moyens les échantillons ne peuvent être envoyés à l’ARVAM de La Réunion. Cette étude Ciguatera qui était demandée depuis longtemps peut être l’occasion de pallier à un manque. http://www.lexpressmada.com/fenerive-est-madagascar/48229-la-viande-de-requin-reste-a-analyser.html
De plus, ces sets de données peuvent venir alimenter celles des ONG, instances et institutions en charge des décisions concernant la gestion durable des populations de requins.
Pour rappel, lorsque ces instances proposent de protéger telle ou telle espèce du commerce (CITES notamment), ont les renvoie souvent face au problème du « manque de données » qu’elles sont à même de fournir. »

Je ne vous retiendrai pas trop longtemps. En effet, je sais que la lutte consistant à faire passer La Réunion pour une honte internationale vous demande beaucoup d’implication.

icam

Hey ! ceci est la capture d’un écran complet ! 😉

Bref.

Pour rappel le programme « ciguatera » annoncé par l’État ne concerne pas uniquement les ciguatoxines, mais également quelques unes de ses cousines toxiques, les contenus stomacaux, et les PCBs. Ce programme s’inscrit désormais dans le protocole d’étude « Cap Requin », qui malgré les annonces n’a pas commencé à l’heure où j’écris ces lignes.

À la base de la “ciguatera” il y a des biotoxines que l’on appelle joliment des dinoflagellés toxiques. Ces biotoxines se forment à l’occasion d’efflorescences algales (ou « bloom »), notamment, et grimpent la chaine alimentaire, comme vous savez. La ciguatera est suspectée d’être fortement présente chez les rouges et autres espèces de poissons carnivores.

Concernant les intoxications aux ciguatoxines à La Réunion, on estime qu’une petite part seulement des cas (13%) étaient PEUT-ETRE dus à la consommation d’espèces pêchées près des côtes réunionnaises. En revanche on sait que la majeure partie restante provient de poissons d’importation. En effet, s’il existe bien une endémicité de la ciguatera à La Réunion, elle reste faible, et demande plus d’études pour approfondir ce sujet, qui peine à se faire entendre. D’ailleurs “l’absence de données épidémiologiques récentes empêchent de connaitre l’incidence (sanitaire) actuelle” à La Réunion.
(Parenthèse : l’arrêté préfectoral interdisant la commercialisation des espèces potentiellement suspectes était une mesure attenant au principe de précaution, ce n’était pas une réponse à un fait scientifiquement avéré).

Mais tout cela vous ne l’ignorez pas. C’est dans le document que vous avez découpé en virant les infos qui n’allaient pas dans le sens suivant : « Pas besoin d’études, il y a de la ciguatera dans les eaux de la réunion, Florentine Leloup est une vendue qui négationne la science pour servir la cause des massacreurs de requins».

Ça aussi vous le savez, car en tant qu’ONG vous avez lu attentivement la documentation produite sur le sujet : les requins ne sont pas concernés que par la ciguatera. En fait c’est un terme assez générique qu’on emploie pour tout et n’importe quoi depuis 2 ans (n’est-ce pas 😉 ) Elle est la manifestation principale des ICAMs connues, mais elle est loin d’être la seule. Les requins peuvent être porteur de ciguatoxines (CTX / molécule connue) issus de ces fameux dinoflagellés G toxique, mais les cas d’intoxication connus sont plutôt le fait de carchatoxines (ChTX), biotoxine sur laquelle on a beaucoup moins de recul. Zut.
Nota bene : ICAM = intoxication par consommation d’animaux marins.

Les ICAMS ont pour origine de mignonettes cyanobactéries, biotoxines et consoeurs (pour résumer la situation très grossièrement, mais comme le sens du détail n’a pas l’air trop prioritaire par chez vous…). Il s’avère que concernant la carchatoxine, le bureau d’étude l’ARVAM n’a pas eu ni les moyens ni la possibilité d’en tracer les biotoxines en étant à l’origine. Ni à La Réunion, ni ailleurs. L’espèce causale n’a PAS été identifiée et à priori, aucun cas de carchatoxisme n’a encore été désigné comme tel à La Réunion. On « sait » que c’est une toxine endémique de Madagascar, pas beaucoup plus. Mais là encore, on n’a pas pu faire les recherches permettant d’identifier la biotoxine causale. La seule intoxication suspecte recensée à La Réunion et désignée de « ciguatera atypique » toucha une famille ayant consommé du requin à St Paul (document datant de 1993). « Atypique » car à l’époque la carchatoxine n’était pas connue, et que le tableau clinique ne cadrait pas totalement avec celui de la ciguatoxine. En gros, « ça ressemble à la ciguatera mais on ne sait pas ce que c’est ». Pour un scientifique, ceci ne suffit pas à dire que la carchatoxine est présente dans les eaux réunionnaises.

Et pourtant, lorsque je dis que ce serait pas mal de pouvoir envoyer les échantillons à l’ARVAM lors d’épisodes d’intoxications par le requin, dans le cadre d’une coopération régionale qui pourrait naître de la récente volonté de chercher les biotoxines dans la chair des requins, selon Sea Shepherd c’est faire preuve de négationnisme scientifique et de mépris pour les malgaches.
Donc pour rappel (encore), l’ARVAM est amené à intervenir sur la zone océan Indien à travers son département « Analyse du risque pour la santé et l’environnement ». D’ailleurs « le docteur Luc Ralaimarindaza, a expliqué que l’analyse du prélèvement de la viande n’est pas encore pour le moment réalisée. En effet, il est nécessaire de l’envoyer auprès de l’agence de recherche et de valorisation marines à La Réunion. Cet envoi nécessite un financement assez important. » (La moindre des choses si vous voulez me décrédibiliser, c’est de lire le contenu des liens que je publie). De plus, dès 1991, le fondateur de l’ARVAM demandait déjà une coopération régionale, qui déboucha en 1996 sur le PAREM (plan d’action régionale d’écotoxicologie marine), pour lequel aucun moyen ne fut jamais débloqué. Manque de volonté politique/européenne/régionale ? Bref. Re-zut.

Dire que la ciguatera est récurrente à La Réunion est déjà bien difficile à étudier et à affirmer pour les scientifiques de l’ARVAM dont vous découpez joliment le boulot à coup de captures d’écran ! Mais aller dire que des cas de carchatoxisme avérés ont déjà été recensés sur l’ile, là on nage en plein mensonge !!!
Un peu de nuance est à apporter à tout ça, vous croyez pas ?

Maintenant, bon, on est pas de mauvaise volonté par ici : si Sea Shepherd a les moyens de financer les protocoles de recherches nécessaires pour chercher la présence de ciguatoxines dans les eaux de La Réunion, et pour identifier celles à l’origine du carchatoxisme dans le (peut-être) plancton de La Réunion : alors allez-y……….  Il faudra aussi étudier toute la chaine (algues/plancton – coquillages, herbivores, etc…. ), avant d’arriver aux requins et de dire si oui ou non ils contiennent des toxines endémiques de La Réunion. En gros, il va falloir accepter de prendre une loupe pour s’occuper de l’infiniment petit, afin de savoir quelle pourrait être la menace, d’où elle vient, quelles en sont les phénomènes d’origines (réchauffement ? pollution ? …?).

Ensuite, et là je rigole même si ce n’est pas très « dialogue » de ma part…. Vous semblez ignorer que lorsque l’on parle de comparer les résultats de différentes stations de l’Océan Indien via une coopération régionale, cela peut permettre de prélever moins d’individus (et zut, moi qui voulait lancer un business de samoussas requins à l’arsenic estampillés Shark Angels, c’est loupé) et aussi d’avoir les résultats plus vite (c’est pas moi qui le dis, c’est un scientifique plutôt bien informé du dossier requin qui trouvait l’idée sympa). Dans d’autres cas cela permet carrément à des populations de savoir ce qui les a intoxiquées : mais ça… C’est méprisant, c’est bien ça ?

De mon coté je ne revendique pas d’expertise scientifique, et si l’association que je représente, son équipe et moi même n’étions pas associées à vos attaques virtuelles, je ne prendrais pas la peine de vous « apporter » ces éléments sur ce sujet, éléments que vous vous devez normalement de connaître. Mais, dans cette efflorescence de désinformation, vos 40 000 fans Facebook méritent bien ces cyano-précisions.

En revanche je revendique une capacité que vous n’avez pas : me taire et écouter. C’est à dire que j’ai eu l’idée (apparemment saugrenue ?) de me rendre dans les bureaux de l’ARVAM afin de mieux comprendre la problématique ciguatera auprès d’une personne travaillant le sujet depuis 20 bonnes années. Le scientifique qui a éclairé ma lanterne n’a pas l’air de me trouver « négationniste » quant à mes prises de paroles. Vous pouvez dire partout que je suis une honteuse écervelée arriviste bête comme ses palmes (quand bien même ça inclut que ce monsieur m’ayant renseignée l’est tout autant que moi). Mais vous ne pouvez pas dire que je donne dans la négation du savoir, et au vu des informations précédentes, vous ne pouvez pas non plus dire que cette prise de position était une caution à une pêche massive et inutile (relisez bien les passages en gras) : c’est simplement stupide de votre part.

Et histoire d’enrichir votre approche…  Même si cela reste encore du domaine de l’idée, des scientifiques s’intéressent aussi aux résultats liés aux métaux lourds contenus dans les chairs des requins, en plus du basculement des eaux et de l’artificialisation des sols. Une théorie de la déviance comportementale de certains animaux par accumulation de substances toxiques à vérifier… L’écervelée arriviste ennemie de l’écologie que je suis a tendance à voir ça comme une volonté d’explorer des pistes de compréhension des causes de la situation. Peut-être que les contenus PCB analysés dans le programme ciguatera (lui même intégré au protocole d’étude Cap Requin) pourraient utilisés pour ça aussi, en toute complémentarité ? Bien sur, pure théorie dont j’assume seule le contenu, car c’est peut-être impossible : peut-être faudra t-il lancer une autre étude. Mais ça serait un comble pour tous de voir remettre ça à plus tard, alors que 3 ans après on a CHARC de lancé, Cap Requin et programme ciguatera sur la table… Ou, peut-être, doit-on rester dans le noir aussi à ce sujet (= dans votre lumière ?) ?

Maintenant, je vous confie bien volontiers l’info suivante : « l’étude ciguatera, c’est un mille feuille où chacun tire la feuille qui l’intéresse ». Certains peuvent se contenter de dénoncer le coté « fake » et « incomplète » pour ré-ouvrir une autorisation de commercialisation sur des requins qui n’intéressent même pas les pécheurs locaux, et qui ne constitue en RIEN une mesure de régulation en vue de gérer le risque requin, et qui, quand bien même la commercialisation serait ré-autorisée (on en doute), ne constituerait toujours pas de mesure de réduction du risque… d’autres peuvent décider de pointer du doigt les manques qu’elle peut combler, et pousser pour que le coté scientifiquement utile (utile à la communauté humaine, mais aussi aquatique car on connait mal l’incidence de ces toxines sur la vie marine) puisse exister au delà de l’aspect « commercialisation ». De ce coté-ci, cette étude est pleinement légitime. Et ça c’est un combat difficile : question d’argent/de politique ? Chacun son combat… D’ailleurs, cette fameuse étude annoncée en juillet par l’État n’a toujours pas commencé, ça ne vous interpelle pas ? Je vous laisse réfléchir… Personnellement je préfère me bagarrer pour qu’elle ai lieu de façon complète et utile, pour qu’elle réponde réellement à la problématique sanitaire qui tue des gens, au lieu de me bagarrer pour la casser en 2.

Mais là encore, c’est surement la tournure d’esprit d’une folle qui aurait retourné sa veste afin de servir de caution à vos fantasmes pétitionnaires et agressifs de pseudos massacres de requins. Et pas du tout le résultat d’un certain nombre d’heures passées à potasser la question avec les institutions concernées.

Que dire que faire…  Me placer en gros titres sur vos pages virtuelles semble être la seule manière de justifier la désinfo massive et inutile que vous avez imposée à cette belle île de La Réunion. Vous n’avez visiblement que ça à vous caler sous la molaire au sujet des requins locaux. Je vous encourage à continuer à vous échiner sur moi, ça vous fait perdre du temps que vous ne passez pas sur la véritable problématique. Le lynchage dit « militant » qui nait sur vos page à chacune de vos « notes publiques » à mon sujet n’affecte pas le travail ici : le plus important étant d’avoir des échanges intelligents et constructifs avec l’ARVAM, la Réserve Marine, les assos d’usagers, etc (ça prend du temps toutes ces heures de réunions, mais vous devriez voir à quel point c’est instructif !)…
Par contre lâchez vous sans raconter d’énormités : car c’est de la désinformation que vos posts véhiculent en bonne partie depuis 2 ans. Et c’est bien là le problème : de loin, virtuellement, vous avez réussi à ralentir considérablement la possibilité d’assoir tout le monde autour de la même table. Ce n’était déjà pas facile, ce n’était vraiment pas la peine d’en rajouter, sauf peut-être pour les stats facebook…

On s’en doute : vous continuerez à parler de choses que vous ne connaissez pas vraiment (un powerpoint découpé en 5 morceaux c’est vraiment suffisant pour informer ses adhérents ?), ça vous évite de nous croiser en Réunion (pardon, en réunions) et de venir confronter des interprétations à la réalité.
Par contre j’ai une légère douleur au cœur pour les lecteurs que vous désinformez, et pour les chaises vides dont vous êtes responsables ici.

Bonus : un extrait d’article suite à une interview donnée par Martine Valo à des membres de l’ARVAM. Lisez bien le dernier paragraphe, il va peut-être enfin vous inspirer une action constructive dans les eaux réunionnaises sujettes à la grande pêche. Vous au moins, vous avez les moyens de l’action (vous pouvez même le prendre en capture si vous voulez, mais citez quand même la journaliste).

« En outre, la ciguatera n’est guère présente dans les eaux côtières de La Réunion. En moyenne, chaque année, dix à vingt personnes en sont atteintes dans la région, la plupart pour avoir mangé du poisson importé. Cela réduit à très peu le nombre de malades victimes d’un produit de la mer pêché localement.

M. Laurent est à l’origine d’un début de réseau de veille entre les anciens DOM-TOM français. La zone des Caraïbes est elle aussi concernée, comme l’ensemble des mers chaudes sous des latitudes intertropicales. Son initiative a débouché en 1992 sur la création, à La Réunion, de l’Agence pour la recherche et la valorisation marines (Arvam-océanologie) (ndlr : c’est M. Quod qui créa l’ARVAM), dont un programme consiste précisément à traquer cyanobactéries et autres toxines marines autour de La Réunion et de Mayotte. « Il y a une endémicité importante des ciguatoxines sur le plateau des Mascareignes, une vaste zone qui s’étend des Seychelles à l’île Maurice, et dont La Réunion forme la pointe sud, mais nous n’en avons pas trouvé dans les prélèvements effectués dans les lagons avoisinants », précise Jean Turquet, directeur adjoint de l’Arvam.

Le dossier est sensible. D’une part parce que la question des requins échauffe les esprits localement. D’autre part parce que l’absence de ciguatoxines dans les gros poissons à risques est peut-être aussi révélatrice d’un phénomène de surpêche près de ces côtes. »

Bonus 2 pour ceux qui débarquent : voici les malencontreuses inepties de sscs auxquelles j’ai du répondre par la précédente tirade. Le code de lecture est le suivant : je mets en gras ce qui est faux, et je souligne ce qui relève de la pure interprétation (et parfois, c’est gras ET souligné, pour la beauté du geste) :

« Shark Angels France pense devoir appuyer et justifier la campagne de pêche des requins côtiers à la Réunion en basant son argumentaire sur la nécessité de faire avancer la science et les connaissances du milieu marin. Or, faire croire que l’on doit tuer des requins pour faire avancer la science est un mensonge grotesque et une honte sans nom. (si si, je m’appelle Florentine, soyez pas timides)
De nos jours, non seulement il n’est plus utile de tuer pour étudier et comprendre, (de nos jours où ça ? Quel centre de recherche…?) mais de plus, dans le cas présent, les chiffres et données épidémiologiques déjà collectées sont sans appel (sans appel, carrément…fin de l’histoire ciguatera, merci au revoir), les conclusions des scientifiques également: LA CIGUATERA EST PRESENTE à la Réunion et aux alentours (Madagascar, Maurice…)!
Jusqu’à présent, ces données avaient permis de protéger les personnes contre ce risque des toxines marines. (va falloir expliquer ça aux derniers morts et qui ne savent même pas de quoi ils sont décédés).
Ces faits sont documentés et aucun responsable n’autorisera de nouveau la commercialisation des espèces potentiellement porteuses de toxines. (Ha, donc pourquoi faire autant de bordel ???? Bref, pas de commercialisation = études inutiles quoi… on prend note.)
Avec cette imposture que représente CIGUATERA II, ce qui est véritablement étudié, c’est comment réaliser et légitimer un abattage massif et inutile de requins. (Pour faire des samoussas. Véritablement, je te dis).
Le mensonge va même jusqu’à insinuer que seule la Réunion serait capable de mener de telles recherches, alors que l’institut Pasteur de Madagascar étudie, analyse et organise une veille sanitaire autour de ces toxines depuis de nombreuses années.
D’ailleurs là-bas aussi, il est formellement recommandé de ne plus consommer les gros requins côtiers et autres gros poissons de récifs, et les récents évènements ont poussé les populations à respecter ces recommandations, alors même que beaucoup de personnes sur place ont du mal à se fournir en nourriture.
(il faudrait vraiment aller faire un tour sur place…)
Les diapos qui suivent les propos de S.A sont issues de la très sérieuse Agence pour la Recherche et la Valorisation Marine de la Réunion.  (que vous n’avez jamais daigné rencontrer, c’est si dommage)

http://www.arvam.com/spip.php?article22

Elles montrent que ce sujet est parfaitement connu et maîtrisé, que chaque année des cas de ciguatera sont déclarés à la Réunion (sur du poisson importé ou péché localement ??)et que donc rien ne justifie cette campagne de pêche aux requins sur un tel état des connaissances. » (La messe est dite… ).

=> On peut effectivement retourner la question à Sea Shepherd : quoi de plus sinistre que la négation du savoir ? Ou quoi de plus nocif que sa ré-interprétation….

Pour conclure. Autant que mon sentiment soit clairement énoncé : vous êtes ceux qu’on voit le moins, mais aussi ceux qui semblent en savoir plus long que nous tous ici, scientifiques inclus. C’est assez « étrange ». D’autant que ces « savoirs » que vous dites détenir sont utilisés de la pire manière possible puisqu’ils entretiennent rancoeurs et colères, et plus que du mépris : des haines. C’est grave, il serait temps de le réaliser.

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4 réflexions sur “Mes honteux propos sur la ciguatera.

  1. Merci merci merci !!! c’est intelligent, réfléchi et non extrémiste, 3 mots que SS ne semble pas posséder dans son vocabulaire.

  2. et ça avance à quoi tout ce pavé sur le sujet? parce que là on a fait un bond c’est sûr. faut arrêter de dénoncer, de commérer, de tirer la couverture, de pointer l’autre du doigt, toute cette énergie dépensée par les uns et les autres en vent,en air et en vacuité…..juste pour décrédibiliser l’adversaire . assez parler ! agissez tous, les uns autant que les autres sans avoir peur de perdre quelque chose ou de ne rien gagner. le débat Requins Réunion est devenu un spectacle ridicule internationalement.

    • Bonjour Sylvain,

      peut-être étiez vous au courant de tout ce qui concerne la ciguatera et cette étude en lien. Ce n’est pas le cas de tout le monde, et plutôt que de passer beaucoup de temps à donner ces informations individuellement, arrive un moment où les partager de manière accessible à tous était plus utile. Pour de nombreuses personnes, ce n’est donc ni du vent ni de la vacuité, mais de l’information qui m’a été demandée à de nombreuses reprises.

      J’ai déjà expliqué dans l’article pourquoi je délivrais cette information en répondant et en dénonçant l’attitude de l’ONG concernée. Il existe des choses dans cette crise requin contre lesquelles il faut se mobiliser, afin de protéger le travail fait qui est loin de se cantonner à des volontés d’aller pêcher. « Assez parlé », ce travail effectué par une multitude de personnes mérite de ne pas pâtir de la désinfo venue de métropole.
      Vous semblez penser que l’on doit encaisser toutes les attaques des uns et des autres sans jamais réagir, et c’est votre droit, mais ce n’est pas ma philosophie. Je n’ai jamais répondu aux attaques personnelles à mon sujet : je ne ramène pas la couverture à moi.
      Je répond aux attaques en revanche, qui prennent corps sur des bases de désinformation nocives à la résolution de la crise requin. Crise sur laquelle je travaille, de rendez-vous en rendez-vous, de dossier en dossier, etc, et pas uniquement sur le web. En témoignent le peu de publications de ma part sur le sujet en 6 mois : je n’en ai pas le temps.

      Il ne s’agit pas de décrédibiliser un adversaire en ce qui me concerne, mais de répondre à une attitude qui occasionne de réels blocages ici : je le répète et le répèterais : ils doivent changer leur approche ou se taire. Si vous même êtes ici, je vous invite à me rencontrer. Vous comprendrez vite qu’il n’y a rien à gagner pour personne, et que ce n’est pas d’un débat dont il s’agit sur cet article, mais de l’exposition de faits.

      Assez parlé, Bonne fêtes à vous !

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